Enduropale : Ces Arrageois qui partent à l'assaut du Touquet
De plus en plus de pilotes participent à l'Enduropale du Touquet. A l'image de Karl et Aurélien Rebergue, L'Observateur vous les présente.
Des fratries qui participent à l'Enduro, il y en a plusieurs. Heureusement à Arras, on ne fait pas exception à la règle, la famille Rebergue fait partie de l'histoire du sport mécanique.
Tous les amateurs de deux-roues survitaminés et de moto-cross de l'Arrageois connaissent évidemment Aurélien. L'aîné de la famille est en effet le concessionnaire Kawazaki dans la rue Georges Santerne à Arras. Tous les clients ont trouvé en Aurélien un conseiller attentionné.
Ce week-end il quittera son comptoir de Passions TT Motos pour prendre part à son treizième Enduro consécutif, une belle performance et une preuve de persévérance dans l'épreuve. Depuis plus de 10ans, il a vu la course évoluer avec ses bons et ses mauvais côtés même si le bon l'emporte nettement. «C'est étonnant de voir que tout le monde en France et à l'étranger connaît l'Enduro du Touquet. Pour un pilote moto, il vaut mieux être vainqueur de l'enduro plutôt que champion du monde en terme de notoriété». Aurélien repart sur les étendues sableuses avec une 250 deux temps. «Mon frère Karl court sur une 4 temps, ils doivent représenter à peu près 5% du plateau. Du coup nous ne sommes pas dans la même catégorie».
Karl essayera d'améliorer son classement général et pourquoi pas dans sa catégorie : «j'ai déjà fini 89e et 3e de ma catégorie, je pense qu'être dans les 100, c'est réalisable».
«Pas de barrière entre les pros et les amateurs»
Le Touquet mais aussi Loon-Plage ou Hossegor sont au programme, une belle vadrouille en France pour le championnat de France sur sable : «On part à plusieurs en camping-car, on se relaie au volant . Comme cela, ce n'est pas trop long» ajoute Aurélien. Hossegor plaît beaucoup à Karl : «C'est très décontracté et le cadre est superbe». Et sur place, ils se retrouvent entre pilotes : «il y a une vraie proximité et pas de barrière entre les pros et les amateurs, on est pilote avant tout». L'an dernier, Aurélien avait dû abandonner. «Je me suis fait tamponner à l'arrière et je faisais un bruit d'enfer, je voulais finir mais on m'a montré le drapeau noir.»
Comme de nombreux pilotes, Aurélien préférait l'ancien tracé dans les dunes. «Le parcours était beaucoup plus technique et donc moins facile. Désormais, c'est un peu la course à l'armement avec des motos qui vont très vite. Bon maintenant, au bout de quelques éditions, ils essayent d'améliorer le parcours, ça va un peu mieux.» Pour mémoire en 2006, la course avait failli ne pas avoir lieu pour raisons écologiques et respect des normes Natura2000.
Le Touquet avait dû faire dans «l'urgence». Malgré le changement d'appellation, la plus célèbre course de moto continue de séduire les coureurs et les partenaires. «Quand un pilote participe au Touquet, les sponsors existent. Les fabricants prêtent du matériel et les petits commerçants mettent un autocollant.»
«Je fais beaucoup plus attention»
Pour le favori, Aurélien estime que l'expérience joue un rôle primordial. «Il faut avoir de la caisse comme on dit, de l'expérience. Même si, j'avoue, je roule moins vite que quand j'étais jeune, je fais beaucoup plus attention.» Du côté d'Aurélien, on va la jouer décontracté. «Je me suis moins entraîné que les années précédentes.»
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Article rédigé par :
Stéphane Dendauw